18 juin 2021

La cicatrice

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Résumé :
" J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. " Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la " cicatrice ". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...

Ce roman nous présente le drame bouleversant de cet enfant, différent des autres et rejeté par eux. Plus il cherche à sortir de sa solitude, plus il s'y enfonce, car le monde de l'enfance est aussi celui de la cruauté, inconsciente mais féroce.

L'histoire de Jeff ne se raconte pas car elle est si vraie qu'il faut la lire, c'est-à-dire la vivre.

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17 juin 2021

Celle qui en savait trop

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Résumé :
Pour arrondir ses fins de mois, Keisha Ceylon a eu LA bonne idée : troquer ses balais de femme de ménage contre une boule de cristal.

Entre thème astral et marc de café, elle s'est fait une spécialité : faits divers et disparitions. Cinq mille dollars contre l'espoir de retrouver un être cher : certaines familles sont prêtes à tout.

Et justement, Wendell Garfield est sans nouvelles de sa femme Ellie, volatilisée à la sortie du supermarché une semaine plus tôt. Aucun indice, la police piétine. La presse est en émoi. Wendell et sa fille sont affolés : l'heure est idéale pour l'arnaqueuse qui se prépare à livrer sa plus belle, sa plus troublante, sa plus dangereuse vision...

Car, sans le savoir, la fausse voyante vient de frôler de très près une vérité meurtrière.

Et de réveiller les instincts d'un tueur en liberté...


Quand l'humour se mêle à l'angoisse : le nouveau coup d'effroi du créateur de frissons.

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De force

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Etoile22

Résumé :
Elle ne m'aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n'aime pas ainsi. Que m'a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Écrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n'a plus aucune limite. La haine. Voilà l'héritage qu'elle me laisse.

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Pour l'Eternité

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Résumé :
« Jeune femme célibataire, 29 ans, rousse incendiaire, vie sentimentale réduite en cendres. Cherche partenaire pour rallumer sa flamme. »
Grâce à cette annonce en ligne, Red Westwood rencontre Bryce Laurent, un homme séduisant, riche, qui la comble de cadeaux. Un vrai coup de foudre.
Pourtant, le bonheur ne dure pas. Terrifiée par sa jalousie, ses mensonges et sa violence, elle l'expulse de son appartement et de sa vie. Mais le cauchemar de Red ne fait que commencer. Elle se sent observée et des incendies à travers la ville la manquent de peu. Lorsque son nouvel amant est retrouvé mort, Red commence à douter. L'inspecteur Roy Grace ne croit pas à la thèse du suicide, et elle non plus.
De toute évidence, Bryce Laurent n'en a pas fini avec elle.

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l'archange de Vienne

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Résumé :
Voici la suite de La Sans Pareille, second- volet de la trilogie Leçons de ténèbres.
A trente ans, Christine Valbray connaît une fulgurante réussite dans les sphères du pouvoir. Elle a lié son sort à celui du ministre Charles de Fervacques, « (archange de la politique ». On la croit ambitieuse. Qui pourrait deviner que cette spectaculaire ascension dans un monde de faux-semblants revêt pour elle, de plus en plus, le caractère d'une descente aux enfers ?
Françoise Chandernagor s'offre tous les luxes du romancier, c'est-à-dire le plaisir d'explorer les ambassades et les banlieues, l'érotisme et l'espionnage, la jet set et le gratin, le grand fric et la petite combine, les allées du pouvoir et
ses cagibis.

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Une fois dans ma vie

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Colzaga

Résumé :
Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de l’existence et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre. Trois façons d’aimer. Aucune ne semble conduire au bonheur. Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance. Accrochées à leurs espoirs face aux tempêtes que leur réserve le destin, avec l’énergie et l’imagination propres à celles qui veulent s’en sortir, elles vont tenter le tout pour le tout. Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts... Fidèle à son humanité et à son humour, grâce à son regard unique fait de sensibilité et d’un exceptionnel sens de l’observation de la nature humaine, Gilles Legardinier nous entraîne cette fois au cœur d’une troupe réjouissante, à la croisée des chemins.

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La princesse de Clèves

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Résumé :
Madame de Clèves, jeune beauté parfaite en tout point, fait des débuts remarqués à la cour de la reine dauphine, belle-fille d'Henri II. Pour ce modèle de vertu, l'image de Diane de Poitiers plane tout au long du roman comme le contre-exemple absolu.

Mais sous des dehors innocents, la Princesse de Clèves, par sa faculté à analyser et à maîtriser ses sentiments, fait preuve d'une personnalité étonnante et rarement exposée avec tant de justesse auparavant.

Car, si l'amour courtois trouve ici d'indéniables échos, cet ouvrage paru en 1678, souvent considéré comme le premier roman de la littérature française, est indéniablement un pas énorme vers le roman tel qu'on le connaît aujourd'hui. La galerie de portraits dressée par Madame de Lafayette peut s'avérer un peu rébarbative pour le lecteur moderne, de même que sa langue est un peu austère. Néanmoins, l'analyse psychologique est d'une vraisemblance résolument novatrice et rachète l'invraisemblance de certaines scènes. En outre, l'exploit de faire naître tout un roman d'une intrigue aussi ténue, pratiquement sans action, fait de "La Princesse de Clèves" un ouvrage d'autant plus pathétique que les personnages laissent peu d'emprise aux événements extérieurs et se condamnent eux-mêmes.

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16 juin 2021

Rue des boutiques obscures

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Résumé :
Qui pousse un certain Guy Roland, employé d'une agence de police privée que dirige un baron balte, à partir à la recherche d'un inconnu, disparu depuis longtemps ? Le besoin de se retrouver lui-même après des années d'amnésie ?
Au cours de sa recherche, il recueille des bribes de la vie de cet homme qui était peut-être lui et à qui, de toute façon, il finit par s'identifier. Comme dans un dernier tour de manège, passent les témoins de la jeunesse de ce Pedro Mc Evoy, les seuls qui pourraient le reconnaître : Hélène Coudreuse, Fredy Howard de Luz, Gay Orlow, Dédé Wildmer, Scouffi, Rubirosa, Sonachitzé, d'autres encore, aux noms et aux passeports compliqués, qui font que ce livre pourrait être l'intrusion des âmes errantes dans le roman policier. 

Ce roman met en scène la quête d'un amnésique. Les pistes s'ouvrent, se diluent, se referment en champ de points d'interrogation devant Guy Roland, détective privé, qui tente de recueillir les bribes de la vie d'un certain McEvoy. Est-il lui-même ? Est-il un autre ? Peu importe en réalité puisque l'opacité identitaire est le terreau même de la fiction de Modiano, son obsession déjà talentueusement mise en mots dans ce texte de jeunesse. Passages clandestins, pièges fumeux, fantômes interlopes, ombre de la guerre et de l'Occupation : la partition modianesque est en place et sa musique impalpable n'aura plus qu'à égrener ses notes têtues et inquiétantes dans une recherche qui probablement n'aura jamais de fin.

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Le joueur d'échecs

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Résumé :
Czentowic, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule.

Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l'intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement.

Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d’œuvre de composition, Zweig s'intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l'esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile.

Publié en 1943, un an après le suicide de son auteur, Le Joueur d'échecs fait figure de testament dans l’œuvre de Zweig.

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Balzac et la petite tailleuse chinoise

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Résumé :
Dans la Chine de Mao, savoir lire, c'est déjà faire partie des intellectuels. Et on ne badine pas avec les intellectuels : on les envoie se rééduquer dans les campagnes, travailler dans des rizières ou dans des mines. C'est ce qui est arrivé au narrateur et à son ami Luo, si jeunes et déjà marqués du sceau infamant d'"ennemis du peuple". Pour ne pas sombrer, ils ont heureusement encore quelques histoires, quelques films à se raconter, mais cela fait bien peu. Jusqu'à ce que, par miracle, ils tombent sur un roman de Balzac : petit livre à lire en cachette, tellement dangereux, mais tellement magique, qui changera le cours de leur vie en leur ouvrant la porte de la fille du tailleur, en rendant possible ce qui ne l'aurait jamais été... Il fallait oser confronter le monde de Balzac et la Chine de Mao : Dai Sijie, réalisateur renommé qui vit en France, a réussi cet improbable pari et on lit avec enthousiasme et frénésie ce premier roman parfaitement maîtrisé. --Karla Manuele 

"Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoëvski, et quelques Aglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë...
Quel éblouissement!
Il referma la balise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara:
- Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde". 

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